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L'agoraphobie et la phobie sociale: les comprendre et en sortir

Ce qui suit est applicable pour la phobie sociale, pour l'agoraphobie, les phobies simples, les tocs et le trouble anxieux (TAG). Vous pouvez consulter les deux rubriques "Qu'est-ce que l'agoraphobie ?" et "Qu'est-ce que la phobie sociale ?" pour plus d'informations sur ces deux conditions.

Mise en place de l'agoraphobie et de la phobie sociale

La phobie n'est pas une maladie mais un trouble du comportement appris. Les attaques de panique liées aux phobies sont un comportement physiologique tout à fait normal, on ne peut pas donc parler de maladie. Les symptômes d'une attaque de panique sont identiques à ceux ressentis lors d'une très grosse peur, tout le monde a une fois dans sa vie connu ces symptômes (exemple pendant un accident de voiture) mais le cerveau a réussi à bien identifier la peur en question afin de nous défendre. Prenons un exemple concret, imaginez que vous êtes au milieu d'une route et tout d'un coup vous voyez un chauffard vous foncer dessus : peur => symptômes attaque de panique => fuite devant le danger, cette fonction est vitale pour tout être vivant, c'est ce qui permet de le protéger.

Or comment devient-on phobique ? On devient phobique progressivement par une accumulation de plusieurs paramètres, en général les phobiques sont des personnes sensibles qui ont vécu dans une ambiance angoissante ou qui ont eu des parents très angoissés, et qui ont appris à penser plus aux autres qu'à eux-même. Et puis un jour à force de toujours tirer sur la corde, c'est à dire à force de ne pas écouter les limites de son corps, une grosse attaque de panique se déclenche dans un endroit quelconque (dans la rue ou dans la voiture ou dans un magasin ou dans une situation sociale, etc.). Le mécanisme naturel de défense se met alors en route : Attaque de panique => fuite, mais un problème se pose alors pour le cerveau. S'il y a eu une attaque de panique, c'est qu'il y a eu un grand danger, donc le cerveau cherche un coupable : Quelle a été la peur qui a déclenché une crise de panique ? La partie inconsciente du cerveau enregistre alors l'endroit, la situation où a eu lieu la première attaque de panique, comme une situation dangereuse et dont il doit se méfier. C'est ainsi qu'à chaque fois que la personne va vouloir retourner à cet endroit ou dans cette situation, son inconscient va lui envoyer un message erroné de danger, et déclencher une nouvelle attaque de panique et encore une fuite. La personne va alors finir par éviter l'endroit ou la situation en question, et par définition : dès qu'il y a peur avec évitement, il y a développement d'une phobie. Le cerveau limbique va alors sans cesse envoyer de mauvaises informations et la personne va progressivement s'enfoncer dans l'évitement de plusieurs situations de peur d'avoir à nouveau des crises de panique, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus du tout sortir de chez elle ou rencontrer des gens. Elle est devenue agoraphobe ou phobique sociale. Pour toutes les phobies, le processus est le même...

Comment traiter la phobie ? C'est très simple, surtout pas en calmant les crises de panique par des médicaments car cela renforce la croyance que le patient a raison d'avoir peur, néanmoins la médication peut certes servir de béquille afin que la personne puisse effectuer ses premières sorties mais il faut au plus vite apprendre les bonnes techniques pour affronter les peurs inconscientes et non fondées. Le but de ces exercices est de prouver à la partie inconsciente de notre cerveau qu'il s'est trompé dans son analyse sur le danger. La personne phobique doit s'exposer à ses peurs de manière progressive et graduelle et ne pas céder aux attaques de panique qui veulent la pousser à fuir. On apprend alors à reconnaître une attaque de panique, à la comprendre (ma peur est-elle oui ou non justifiée, si oui je fuis, si non je reste et je continue ), on apprend également à ne plus avoir peur des symptômes de cette attaque de panique "les symptômes sont certes désagréables mais pas dangereux et ils finissent toujours par retomber !" Si on continue sa route sans céder à cette crise de panique, on envoie une bonne information au cerveau "non tu te trompes, ici pas de danger !" Il faut répéter un même exercice jusqu'à ce que celui-ci ne procure plus du tout d'angoisse, et on passe ensuite au suivant et ainsi de suite... Ces exercices sont mis en oeuvre au cours d'une thérapie cognitive et comportementale ou peuvent être effectués par la personne elle-même en suivant un livre de bord. Ne jamais oublier les règles d'or d'une exposition, ne jamais fuir devant la panique et une expo doit durer une heure ou jusqu'à ce que l'angoisse soit redescendue.

Les niveaux d'angoisse

Une personne qui ne souffre pas d'agoraphobie ou de phobie sociale fait tout ce qu'elle veut, quand elle veut, seule ou avec d'autres et sans aucun symptôme, ni anticipation.

Il y a différents niveaux de phobie sociale et agoraphobie, de léger à sévère. Il y en a qui vivent ces conditions en étant plus limités que d'autres (et non handicapés).

Les personnes qui souffrent d'ago ou de PS léger sortent plus que ceux dont la condition est sévère, mais une chose est certaine, que ce soit léger ou sévère il faut s'en occuper et traiter parce qu'au premier coup dur, la phobie en profitera pour augmenter d'une coche. Elle peut se développer en 1 semaine comme elle peut mettre 2 ou 3 ans à augmenter lentement, par pallier, avec même des break complets pendant quelques mois... on oublie, puis un jour, bang, ça revient encore plus fort que la dernière fois. C'est une des façons qu'ont la PS et l'ago de se développer, tant qu'elles ne sont pas traitées, elles reviendront toujours quand vous vivrez un grand stress.

Dans la très grande majorité des cas (96%), l'ago et la PS se développent suite à une très grande fatigue, physique, psychologique ou les deux. Les autres qui restent sont dus à des traumas (4%). Quelque soit la source du développement de la phobie, elle se traite de la même façon, par exposition progressive à ses peurs.

La phobie sociale et l'agoraphobie sont des comportements appris. Pour que ce soit de l'agoraphobie ou de la phobie sociale, ça prend 2 choses: de l'anticipation et de l'évitement.

On peut ressentir de l'anxiété (voir "La psychologie de l'anxiété" pour plus de détails) ou de l'angoisse sans être ago ou PS, on parle alors d'un TAG (trouble anxieux généralisé), c'est à dire qu'on n'évite pas, mais l'anticipation est là: s'il fallait que ça m'arrive aujourd'hui...., tout à coup que..., qu'est ce que je vais faire si....... puis un jour, on va éviter pour quelque raison que ce soit.

Dans ce cas, il faut aussi traiter l'angoisse, ce n'est pas normal d'être angoissé au point de faire des paniques.

Ce qui est commun à tous et toutes ici, c'est que vous souffrez d'angoisse, à un degré plus ou moins élevé.

Fiez vous aux tests, ils sont très fiables, ce sont les outils diagnostiques des médecins et psychologues au Québec, vous verrez alors à quel niveau d'angoisse vous vous situez. Oui vous pouvez tester positif à l'ago et à la PS, l'un accompagne souvent l'autre.

Ce qu'il y a de bien dans tout ça? C'est que ce soit du stress, de l'anxiété, de l'angoisse ou une panique, tout ça se traite de la même façon. Les médecins donnent bien des noms quand on demande ce que l'on a: ils vont dire, anxiété généralisée, angoisse élevée, névrose d'angoisse (ou névrose phobique), etc, mais en fait, ils parlent tous de la même affaire.

Voici les niveaux de stress dans notre vie:

  1. À 0% de stress: on est mort, ben non vous n'arrêterez jamais d'être stressés.
  2. Le sommeil: on parle ici d'un sommeil calme et profond, sans rêve.
  3. Le calme: on regarde un film, tout est calme, le bonheur.
  4. Stress: stress de fonctionnement, c'est l'état dans lequel nous sommes en travaillant, conduire l'auto, marcher, un stress normal.
  5. L'anxiété: mal à l'aise, on est mal, on frissonne, on ne sait pas ce que l'on a, mais on est mal.
  6. L'angoisse: on a mal à UN organe en particulier: on fait des migraines, ou on a mal à l'estomac, on fait des diarrhées, ou des palpitations, c'est à ce stade qu'on va consulter un médecin, on pense être malade, avoir un cancer, faire de l'hypoglycémie, et bien entendu, le doc ne trouve rien.
  7. Et bien entendu, en dernier lieu...

La crise de panique

Je n'ai pas besoin de vous la décrire, vous la connaissez (voir "La crise de panique" pour plus de détails). Pendant la plus grosse panique que vous avez fait, la pire des pires, celles où vous avez pensé mourir, vous étiez autour de 85% de niveau de stress. Le corps se garde un 15 à 20% de protection pour éviter les blessures. Vous avez aussi remarqué qu'elle repart toujours. La panique est une décharge d'adrénaline, un grand stress, une grande peur. On peut aussi l'appeler trac pour les chanteurs, les olympiens ont un nom aussi pour décrire cet état. Il n'y a aucun danger à une panique, sinon, toutes les personnes de ce site seraient décédées. Notre corps est conçu pour nous protéger, il ne va pas nous tuer. Quand l'état de panique est rendu assez élevé, de la même façon que votre cerveau a fait déclencher la panique, de la même façon le cerveau va l'arrêter.

Si on veut mettre un niveau de stress encore plus élevé pour le corps que la panique, on peut en mettre un: l'orgasme. Eh oui, un orgasme demande plus au coeur, à la tension, à la respiration, etc, qu'une crise de panique. La grande différence se situe au niveau de la pensée, dans un cas c'est positif, on continuerait encore et encore et dans l'autre c'est négatif, plus jamais on ne veut revivre cet enfer....... Voilà pourquoi il est important de changer la pensée pendant une panique, pour que les pensées négatives ne viennent pas augmenter la panique.

Survol de ce qu'il faut faire pour s'en sortir

Vous ne trouverez pas une recette miracle, un cocktail miraculeux de médication à prendre pour enfin "guérir". On ne peut pas guérir de phobie sociale ou d'agoraphobie puisque ce n'est pas une maladie, c'est un comportement appris, il faut donc désapprendre ce comportement. Aucun médicament ne peut changer un comportement. Il va geler l'angoisse le temps qu'on le prend, mais dès qu'on le cesse, toute l'angoisse revient comme avant et alors les gens reprennent la médication se disant qu'ils seront comme ça à vie... alors qu'en fait, rien n'a été fait pour corriger les mauvais comportements appris. Il est donc normal que l'angoisse et les paniques reviennent quand on enlève la médication. De plus, les médecins font faire des sevrages beaucoup trop rapides ce qui provoque des effets rebond, de gros retours d'angoisse et encore là, les gens reprennent leur médication se croyant incurables, anxieux à vie, comme un diabétique qui a besoin de sa dose d'insuline, l'anxieux a besoin de son médoc, ce qui est FAUX, archi faux, on peut gérer l'angoisse par des tecniques simples et quelques changements dans nos habitudes de vie.

L'angoisse c'est un comportement appris suite à une trop grande fatigue, un trop grand stress. Pensez à votre première panique et à partir de ce point reculez de 6 mois à un an en arrière. Il y a dans cette période de temps soit: de la maladie, de la mortalité, énormément de travail, une peine d'amour, etc. À vous de faire votre bilan. Toutes ces choses accumulées ont fait sauter la marmite la première fois et après une accalmie vous avez sûrement recommencé le même pattern, à courir partout, à ne pas prendre de temps de repos et revoilà les paniques. Notre corps et notre psychologique sont capables d'en prendre mais jusqu'à un certain point, au delà de ça, la marmite saute, mais pas sans avoir prévenu avant.

Juste avant votre première panique, vous avez eu des migraines, des nausées, des insomnies, une perte d'appétit, des douleurs quelconques, enfin, un signe que votre corps vous a envoyé pour vous demander de ralentir. Vous n'avez pas écouté, votre corps a envoyé le signe ultime: la crise de panique. Ça, on s'en aperçoit de ce signal.

On dit que si une personne qui fait une panique avait quelqu'un à coté d'elle pour lui expliquer ce qui lui arrive, cette personne ne développerait pas de phobies. Si, le jour de votre panique, il y avait eu à vos cotés une personne pour vous dire, vous êtes épuisé, les symptômes que vous vivez sont normaux, vous venez d'avoir une poussée d'adrénaline qui vient de mettre votre corps en alerte d'un danger, donc, votre corps se prépare à se battre, comme si un ours était devant vous. Votre coeur palpite, votre respiration augmente, normal vous allez devoir courir, vous ressentez une grande chaleur, ça c'est l'adrénaline qui réchauffe vos muscles, vous avez mal au ventre, vous avez une grande envie d'aller aux toilettes, normal aussi, pour courir, vous devez être plus léger, votre cerveau veut "faire le vide" pour vous permettre d'être au maximum de votre force, ah oui, les mains, les pieds refroidissent, normal aussi, vous n'avez que vos mains et vos pieds pour vous défendre, donc le cerveau vient de couper la circulation périphérique, comme ça, si vous vous blessez en combattant l'ours, les mains, les pieds saigneront moins étant plus froids, etc. etc. Chaque symptôme s'explique, ils ont chacun leur raison d'être, sauf que ces symptômes vous les avez "pour rien", il n'y a pas d'ours à combattre... C'est ce qui est le plus déconcertant dans la panique, on sait qu'il n'y a pas de danger, mais notre corps se met quand même en état de combat, c'est pour ça qu'on ne comprend pas ce qui nous arrive... on ne le comprend pas consciemment, sauf que... la peur, elle vient de l'inconscient et pour lui, que la peur soit réelle, l'ours, ou imaginaire, sa réaction est la même, parce que l'inconscient ne fait pas la différence entre les deux. Si on vous avait dit ça lors de votre première panique, les phobies ne se seraient pas développées...

Pour corriger ce comportement, il faut faire quelques changements de base pour éliminer l'angoisse générée par le physique et mettre en place des techniques pour changer les faux comportements appris ...

Changements dans l'alimentation

Pour être moins angoissé, il faut être en forme physiquement. Il faut travailler à faire baisser l'angoisse de fond en s'occupant du corps en premier. Vous devez couper les excitants alimentaires; café, thé, chocolat, cola, sucre raffiné en grande quantité, cigarette, boissons énergétiques, alcool le moins possible, marijuana. Ce sont tous des poisons pour les anxieux. Il faut prendre trois repas équilibrés par jour, avec des protéines à chaque repas, puisque l'angoisse mange énormément d'énergie, il faut éviter de se retrouver en hypoglycémie, ce qui donne les mêmes symptômes que l'angoisse.

Les techniques

Si ce n'est pas déjà fait, allez lire le texte La psychologie de l'anxiété Imprimez le, annotez le, relisez le, vous devez presque l'apprendre par coeur. Ce texte explique les symptômes reliés à l'angoisse et c'est important de comprendre comment fonctionne votre corps, pour cesser d'avoir peur des réactions physiques suite à la décharge d'adrénaline provoquée par la peur. Dès que vous cesserez d'avoir peur de vos symptômes physiques, ils diminueront énormément.

  • Les respirations

    S'exercer à pratiquer tous les jours la respiration ventrale au repos à la maison ou même au travail, lors des pauses. À force, elle deviendra automatique. Cette respiration est celle que vous devriez avoir en tout temps. En effet, un anxieux a acquis une très mauvaise respiration, il respire souvent par le thorax, ce qui amplifie les symptômes d'angoisse et même les déclenche. Or la respiration innée est celle du ventre, vous pouvez observer les bébés ou les animaux, ils respirent tous par le ventre. Donc la première chose à faire pour une personne angoissée est de réapprendre à bien respirer. Cette respiration devra devenir automatique. Vous aurez du mal au début, vous aurez peut-être des sensations d'étouffer ou des crampes au ventre, c'est tout à fait normal car vous lutterez contre un acquis mais une fois ce cap passé, vous retrouverez votre respiration de naissance, un vrai régal. C'est bien de faire des séances de respiration plusieurs fois par jour, avec 10 mouvements respiratoires à la suite (le matin dans votre lit, le midi et le soir avant de vous endormir). Celui que je préférais, c'est la respiration du soir, je finissais enfin par m'endormir comme un bébé, vous verrez que l'on finit par ressentir une grande détente (voir "Comment bien dormir"). D'ailleurs s'il vous arrive de vous réveiller en pleine nuit avec des sensations d'angoisse, refaites l'exercice de respiration jusqu'à sentir l'apaisement et endormez vous paisiblement.

    Pratiquez aussi régulièrement la relaxation instantanée. Cette respiration vous servira lors des expos ou à n'importe quel moment quand vous sentirez monter l'angoisse. En coupant la respiration, ça va automatiquement ralentir votre pouls et le rythme de la respiration qui sont les deux premiers symptômes à apparaître quand l'angoisse augmente.

  • Les points bleus

    Rester dans le moment présent à l'aide de la technique des points bleus ou le ici et maintenant : Un anxieux est souvent soit dans le passé, soit dans le futur mais très rarement dans l'instant présent, or cela est très angoissant. Cette technique va permettre de rester le plus possible dans le présent et éviter des angoisses inutiles. De plus, vous allez enfin apprendre à profiter des événements au moment où ils arrivent et trouver du bien être dans les tâches les plus ludiques. Par exemple laver la vaisselle : en général un angoissé pense à des tas de trucs pendant qu'il fait la vaisselle et ça fait monter l'angoisse. J'ai appris à penser à ce que je faisais, à analyser chacun de mes gestes et à regarder autour de moi : je lave ma vaisselle, je sens l'odeur du savon, hum c'est l'odeur du citron. Je rince à l'eau tiède, ça fait une sensation agréable sur ma peau, tiens les fleurs sont fanées dans le vase à coté de l'évier, c'est tellement agréable les fleurs, je regarde par la fenêtre et je regarde le jardin avec les belles couleurs de l'automne etc. J'écoute la radio ou la chanson qui passe, je chantonne...je suis bien. Mais ce n'est pas évident à mettre en pratique sans une petite aide qui doit nous rappeler à revenir à cet instant présent, c'est là qu'entrent en jeu les points bleus ou petits auto-collants colorés ou gommettes. Collez des gommettes de couleur dans toutes les pièces de la maison, à des endroits stratégiques, c'est à dire sur la porte du frigo, sur les portes de placard, sur le bord de l'écran de l'ordinateur, sur la glace de la salle de bains, sur un coin de la télévision, sur le tableau de bord de votre voiture etc... là où vos yeux regardent souvent. Et à chaque fois que votre regard tombera sur un de ces auto-collants, vous dites "STOP, je respire par le ventre et je reviens à l'instant présent", et vous décrivez cet instant présent comme l'exemple avec la vaisselle. Vous verrez non seulement c'est amusant à faire mais ça fait du bien. À force, grâce à cette méthode vous arriverez de plus en plus à rester dans le présent et à respirer par le ventre.

    NOTE: vous devez faire cette technique à chaque dois que vous apercevez un point bleu mais aussi à CHAQUE FOIS que vous vous apercevez que vous avez une pensée anxieuse, ou que vous n'êtes plus au présent. Oui au début vous aurez l'impression de ne faire que ça, de vous ramenez au présent 1,000,000 fois par jour. Mais si vous faites la technique de la bonne façon, elle va très vite se mettre en place et vous n'aurez plus besoin de vous ramener au présent à toutes les 10 secondes.

  • La relaxation

    Avec le temps et les années d'angoisse, vous avez perdu votre faculté à vous détendre. vous devez donc réapprendre à vous détendre. La relaxation Jacobson est idéale. Il existe deux relaxations, une dite active qui vous apprend à identifier vos points de tension et à les relaxer au fur et à mesure et une détente passive qui est une aide précieuse pour une bonne sieste et pour une nuit de sommeil avec un sommeil profond et calme. Voir sur le forum pour savoir comment vous les procurer.

  • L'anticipation

    Ne plus anticiper (voir "Gérer l'anticipation et les pensées anxieuses") : Quelle horreur pour un angoissé ! Il vit souvent en imaginant le pire et imagine des scénarios catastrophes en empirant les situations. Il faut savoir que l'imagination est souvent pire que le réel, mais le problème c'est que l'imagination entraîne énormément d'angoisse bien avant que la personne vive la situation réelle, c'est ce qu'on appelle l'anticipation. Il va falloir apprendre à moins anticiper et à abaisser l'angoisse par un nouveau mode de pensée. Afin de ne plus anticiper, il faut pratiquer l'arrêt de la pensée et ensuite changer les pensées négatives en pensées positives. Vous lirez attentivement le document sur l'anticipation, il va vous falloir pas mal le relire car il est difficile. C'est l'un des plus durs à comprendre et à mettre en pratique mais il est indispensable, moi il a changé ma vie.

  • Comment mieux contrôler l'angoisse et les paniques

    Apprendre à ne plus avoir peur des symptômes de la crise de panique (voir "Gérer les crises de paniques"): ils ne sont jamais dangereux, certes ils sont très désagréables mais ils finissent toujours par retomber. Le but est d'attendre cette diminution et surtout de ne pas fuir. (lire le document sur l'anxiété pour comprendre les symptômes et "Cotez votre peur" pour comprendre et appliquer cette technique)

  • Le profil phobique

    Si vous voulez éviter les rechutes, vous devez aussi vous occuper de votre profil phobique (voir "Le profil phobique"). Ces traits de caractère sont responsables de votre état anxieux. vous ne savez pas dire non, vous ne savez pas reconnaître vos limites, ni ventiler vos émotions, la perfection n'est pas encore assez pour vous, etc. Il est donc très important de modifier ces traits de caractère. Ce n'est pas facile, mais si vous ne le faites pas, à plus ou moins court terme ça sera la rechute assurée, parce qu'après une pause d'angoisse, quand tout ira mieux, vous allez recommencer à courir partout, à aider tout le monde même si vous êtes épuisé, vous allez recommencer à viser le 200% dans votre travail alors qu'on ne vous demande même pas 100%, vous allez donc vous épuiser à nouveau et l'angoisse va revenir frapper à votre porte. Et encore une fois vous allez dire, mais pourquoi? tout va bien dans ma vie... Et oui, tout va tellement bien que vous avez oublié de vous reposer, de penser à vous... encore une fois... Alors pour éviter ce perpétuel recommencement, travaillez votre profil phobique puisque que c'est lui le grand responsable de votre angoisse.

  • Les expositions progressives

    Travailler ensuite progressivement les situations qui vous angoissent le moins à celles qui vous stressent le plus par la méthode de la désensibilisation. Vous passez à une autre exposition seulement une fois que la situation phobogène précédente ne vous effraie plus et ainsi de suite... Surtout, allez à votre rythme.

  • Récompensez vous à chaque effort réalisé (ne pensez pas aux résultats mais à l'effort que vous avez réalisé), soyez fier/fière de vous et faîtes vous plaisir...

    À chaque exposition réussie (avec angoisse ou non), vous luttez contre votre peur et c'est une victoire :)) N'oubliez jamais qu'affronter les peurs épuise énormément, il faut prendre le temps de vous reposer et de vous détendre.

    Règles pour bien vous exposer à vos peurs

    Il y a plusieurs règles à connaître :

    1. Une expo (ou sortie) doit au minimum durer une heure ou jusqu'à ce que l'angoisse soit redescendue et non cinq minutes
    2. Dès que vous ressentez un malaise, il ne faut surtout pas fuir mais restez sur place, bien oui je sais ça va être dur, mais c'est le but du jeu.
    3. Une fois l'attaque de panique présente, vous devez la laisser monter, les symptômes sont certes très désagréables mais pas dangereux. Sachez que ça finit toujours par redescendre. Tant que les symptômes ne sont pas redescendus, vous ne rentrez pas chez vous.
    4. Pour gérer cette attaque de panique, utilisez la respiration instantanée, cela diminue l'angoisse et une fois la respiration calmée, passez à la respiration ventrale. Ensuite il faut vous rassurer en dédramatisant la situation et en fixant votre attention sur quelque chose de positif à l'instant présent. Vous allez d'ailleurs devoir apprendre à changer vos pensées négatives par des pensées positives (voir la documentation sur l'anticipation et la désensibilisation)
    5. Une fois l'attaque de panique redescendue, vous continuez votre expo en étant fier/fière de vous. Après une heure de travail sur l'agoraphobie, ou quand l'angoisse est redescendue, vous pouvez rentrer chez vous pour vous reposer car cela fatigue énormément. Vous vous reposez, vous prenez le temps de vous détendre ;o))
    6. Répéter le même exercice autant de fois que vous le pouvez jusqu'à ne plus du tout avoir d'angoisse et ensuite vous passerez à une autre exposition.
    7. Vous devez toujours être content de l'effort que vous avez fourni et non du résultat.

    Il va falloir apprendre à vous détendre, à prendre soin de vous et surtout à ne pas culpabiliser de prendre du temps pour vous (un bon bain, lire un bon livre calmement, se relaxer en faisant une activité que vous aimez etc.) Votre entourage familial remarquera vite que ces moments de détente vous font tellement de bien que vous serez plus apte à être présent/e pour eux. La détente permet de recharger les batteries de votre corps, vous verrez que vous aurez du mal au début, mais après vous en sentirez les effets positifs. Normalement il faut s'accorder au moins une heure par jour de détente pour soi et tant pis pour le ménage ou autre, ça peut attendre... préserver sa santé, c'est important. Un anxieux a beaucoup de mal à se détendre, il faudra sûrement vous forcez au début, ensuite vous y prendrez goût et votre corps se sentira beaucoup mieux...."


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